Que manger pendant l’allaitement ? Les vrais repères pour bien s’alimenter

Que manger pendant l’allaitement ? Les vrais repères pour bien s’alimenter

Que manger pendant l’allaitement ? Les vrais repères pour bien s’alimenter

« Est-ce que je peux manger du fromage ? »
« Dois-je boire énormément d’eau ? »
« Y a-t-il des aliments qui donnent plus de lait ? »
« Est-ce que ce que je mange peut faire mal à mon bébé ? »

Pendant l’allaitement, les questions concernant l’alimentation sont nombreuses. L’entourage peut aussi avoir son lot de recommandations : éviter certains aliments, manger davantage, boire du lait pour produire du lait…

En réalité, l’alimentation d’une femme qui allaite n’a pas besoin d’être compliquée. Dans la plupart des cas, une alimentation variée et équilibrée constitue la meilleure base.

Faut-il manger beaucoup plus pendant l’allaitement ?

L’allaitement demande de l’énergie à l’organisme. Les besoins nutritionnels peuvent donc être légèrement augmentés, mais cela ne signifie pas qu’il faut manger « pour deux ».

L’appétit peut naturellement augmenter chez certaines femmes. Plutôt que de compter chaque calorie, il peut être plus utile d’écouter sa faim et de privilégier des repas suffisamment nourrissants.

Une journée peut par exemple associer :

  • des légumes et des fruits ;

  • des féculents ou céréales ;

  • des sources de protéines ;

  • des produits laitiers ou leurs alternatives ;

  • des matières grasses variées ;

  • de l'eau régulièrement.

L'objectif est surtout de disposer d'une alimentation suffisamment diversifiée pour couvrir les besoins de la mère.

Existe-t-il des aliments qui font monter le lait ?

On entend parfois parler de recettes, de boissons ou d'aliments « galactogènes » censés augmenter la production de lait.

La réalité est plus nuancée.

La production de lait dépend notamment de la stimulation et du retrait régulier du lait du sein. Aucun aliment courant ne peut à lui seul remplacer une mise au sein efficace et suffisamment fréquente.

Une alimentation équilibrée reste néanmoins importante pour la santé et l'énergie de la maman.

Plutôt que de rechercher un aliment miracle, mieux vaut donc se concentrer sur l'ensemble de son alimentation et sur le bon déroulement de l'allaitement.

Faut-il boire énormément ?

Il n'est généralement pas nécessaire de se forcer à boire des quantités considérables d'eau pour produire davantage de lait.

Le meilleur repère reste souvent la sensation de soif.

Garder une bouteille ou un verre d'eau à proximité pendant les tétées peut être pratique, notamment parce que certaines mamans ressentent naturellement davantage la soif lorsqu'elles allaitent.

L'eau reste la boisson de référence.

Et le café ?

Bonne nouvelle pour les amateurs de café : l'allaitement ne signifie pas forcément qu'il faut renoncer complètement à la caféine.

La caféine passe dans le lait maternel en petite quantité. Une consommation excessive peut toutefois être déconseillée, notamment chez les très jeunes nourrissons qui l'éliminent plus lentement.

Café, thé, boissons énergisantes, certains sodas et chocolat peuvent contribuer à l'apport total en caféine.

En cas de consommation importante ou de doute, il est préférable de demander conseil à un professionnel de santé.

Peut-on manger épicé, du chou ou des légumineuses ?

Les fameuses listes d'aliments « interdits pendant l'allaitement » peuvent rapidement devenir très longues.

Pour la majorité des femmes, il n'est pas nécessaire d'exclure systématiquement le chou, les légumineuses, les aliments épicés ou d'autres aliments simplement parce qu'ils pourraient provoquer des gaz chez la mère.

La digestion de la mère et celle du bébé sont deux phénomènes différents.

Si un parent observe toutefois une réaction inhabituelle et répétée chez son bébé après certains aliments, il peut être intéressant d'en parler à un professionnel plutôt que de supprimer de nombreux aliments de manière préventive.

Faut-il éviter les produits laitiers ?

Pas systématiquement.

Une alimentation sans lait ou sans produits laitiers n'est pas nécessaire simplement parce qu'un bébé est allaité.

Dans certaines situations médicales particulières, un professionnel peut recommander une éviction alimentaire, notamment lorsqu'une allergie aux protéines de lait de vache est suspectée.

Ce type de régime ne devrait toutefois pas être entrepris seul, car supprimer inutilement plusieurs catégories d'aliments peut entraîner des carences ou rendre l'alimentation inutilement restrictive.

Et l'alcool pendant l'allaitement ?

L'alcool passe dans le lait maternel. Il est donc recommandé d'éviter sa consommation pendant l'allaitement ou de demander conseil à un professionnel de santé lorsqu'une consommation est envisagée.

Contrairement à une idée répandue, tirer son lait ne permet pas d'accélérer l'élimination de l'alcool de l'organisme.

Si une consommation d'alcool est prévue, l'organisation des tétées et de l'alimentation du bébé peut être anticipée avec un professionnel.

Attention à l'automédication et aux compléments alimentaires

« Naturel » ne signifie pas automatiquement « sans risque ».

Certaines plantes, huiles essentielles, préparations ou compléments alimentaires peuvent contenir des substances dont les effets pendant l'allaitement sont insuffisamment connus ou qui peuvent être déconseillées.

L'Assurance Maladie recommande de demander conseil à un professionnel de santé avant de prendre un médicament pendant l'allaitement et rappelle qu'il ne faut pas arrêter un traitement prescrit sans avis médical.

Cette prudence vaut également pour les produits présentés comme destinés à « stimuler la lactation ».

Peut-on suivre un régime pour perdre du poids ?

Après une grossesse, l'envie de retrouver son poids d'avant la naissance est compréhensible.

Mais les premières semaines ne sont généralement pas le meilleur moment pour imposer à son organisme un régime très restrictif.

Le corps récupère de la grossesse et de l'accouchement, tandis que l'allaitement représente lui aussi une dépense énergétique.

Une alimentation suffisamment variée et nourrissante est donc préférable aux restrictions drastiques.

Si une perte de poids est souhaitée, un médecin ou un professionnel de la nutrition peut aider à construire une démarche adaptée.

Et si je n'ai pas le temps de cuisiner ?

La réalité des premières semaines avec un bébé est parfois très éloignée des conseils nutritionnels parfaits.

Entre les tétées, les nuits interrompues et les rendez-vous, préparer trois repas équilibrés chaque jour peut sembler impossible.

Il n'est pas nécessaire de cuisiner compliqué.

Quelques solutions simples peuvent aider :

  • préparer plusieurs portions lorsqu'on cuisine ;

  • garder des fruits faciles à manger ;

  • avoir quelques aliments pratiques à portée de main ;

  • utiliser des légumes surgelés ou déjà préparés ;

  • accepter l'aide des proches pour les repas ;

  • prévoir des repas simples plutôt que chercher la perfection.

Une assiette très simple peut parfaitement convenir.

Le plus important : ne pas oublier la maman

Après la naissance, toute l'attention se porte naturellement sur le bébé.

Pourtant, la maman a elle aussi besoin d'être nourrie, hydratée et soutenue.

Un repas pris assise et tranquillement peut parfois sembler secondaire face aux besoins du nouveau-né. Il ne l'est pas.

Prendre soin de son alimentation, c'est aussi contribuer à son énergie et à sa récupération.

L'entourage peut d'ailleurs jouer un rôle très concret : apporter un repas, remplir une bouteille d'eau, faire les courses ou préparer quelque chose à manger.

Et si bébé semble réagir à ce que je mange ?

Les parents remarquent parfois qu'un bébé est plus agité, qu'il pleure davantage ou que ses selles changent après que sa mère a consommé certains aliments.

Il est tentant de supprimer immédiatement cet aliment.

Pourtant, une simple coïncidence ne suffit pas à établir un lien.

Lorsque les symptômes sont importants, persistants ou associés à d'autres signes préoccupants, il faut en parler à un professionnel de santé. Une éviction alimentaire ne devrait pas être décidée sans raison claire, particulièrement lorsqu'elle concerne plusieurs aliments.

Une alimentation équilibrée plutôt qu'une longue liste d'interdits

L'allaitement est parfois entouré de nombreuses règles.

Pourtant, dans la majorité des situations, il n'est pas nécessaire de bouleverser complètement son alimentation.

Manger varié, boire selon sa soif, limiter ou éviter l'alcool, être prudente avec les médicaments et compléments et

Retour au blog